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Casa Ferreirihna

Did you know Portugal’s still wines are in fact quite new? Before 1952, all Douro wines were fortified and even the thought of making a still wine was an oddity or an erroneous belief.

Built by a family of winemakers from the Douro, in 1751, the Ferreira house possessed a rich tradition and a prominent role in the history of Porto Wine. Dona Antónia Adelaide Ferreira contributed significantly to the consolidation of the brand but also the development of the Douro region. A legendary woman, visionary and generous, who became a myth and a symbol of strength, who pushed her business further than any other and still gave back to the community by building roads, hospital, schools and helping other female entrepreneur.

It was Fernando Nicolau de Almeida, winemaker at Ferreira, who had the crazy idea in 1952 to produce still wine. Thus, realising Dona Antonia’s dream 56 years after she passed away. It was obviously a logistic nightmare at the time, with no electricity, roads of misery and the winery not equipped for this kind of production. He had to travel all the way to the city of Oporto, a 12 hour drive, to simply fetch ice and try some sort of temperature control during fermentation. This experience was the very first vintage of the iconic Berca Velha. To this day, only one bottle of the pioneer vintage remains.

Barca Velha is only made when there are no questions about its quality and it is deemed ready. Following three or more years of tasting, the final decision to carry the Barca Velha name rests with the head winemaker. A vintage not quite up to the highest standard instead takes the name Reserva Especial. Even in some rare vintages, the wines were stated unsuitable both for the Berca Velha and his little brother the reserve especial and neither has been produced. In over 60 years, only 19 vintages of the emblematic first still wine was made.

Today, the casa Feirreirinha portofolio is diversified. Still wine isn’t an oddity anymore and is exponentially looked for. From a bargain like the incredibly racy and pungent Planalto White to the distinctive, elegant and complex Quinta de Leda, Casa Ferreirinha and its wines are synonymous with quality and charisma.

Saviez-vous que les vins tranquilles du Portugal sont en fait assez nouveaux? Avant 1952, tous les vins du Douro étaient fortifiés et même l’idée de faire un vin tranquille était une bizarrerie ou une croyance erronée.

Établie par une famille de vignerons du Douro, en 1751, la maison Ferreira possédait une riche tradition et un rôle important dans l’histoire du vin de Porto. Dona Antónia Adelaide Ferreira a contribué de manière significative à la consolidation de la marque mais aussi au développement de la région du Douro. Une femme légendaire, visionnaire et généreuse, devenue un mythe et un symbole de force, qui a poussé son entreprise plus loin que tout autre et a toujours su redonné à la communauté en construisant des routes, des hôpitaux, des écoles et en aidant d’autres entrepreneures.

C’est Fernando Nicolau de Almeida, viticulteur chez Ferreira, qui eut la folle idée en 1952 de produire du vin tranquille. Ainsi, réalisant le rêve de Dona Antonia 56 ans après sa mort. C’était évidemment un cauchemar logistique à l’époque, sans électricité, des routes de misères et la cave qui n’était pas équipée pour ce type de production. Il a dû se rendre jusqu’à la ville de Porto, à 12 heures de route, pour aller chercher de la glace et essayer une sorte de contrôle de la température pendant la fermentation. Cette expérience a été le premier millésime de l’emblématique Berca Velha. À ce jour, il ne reste qu’une bouteille du millésime pionnier.

Barca Velha est seulement fait quand il n’y a aucune questions sur la qualité et qu’il est réputé prêt. Après trois années ou plus de dégustation, la décision finale de porter le nom de Barca Velha appartient au chef de cav. Un millésime pas tout à fait au niveau prendra plutôt le nom de Reserva Especial. Même dans certains millésimes rares, les vins ont été déclarés impropres autant pour le Berca Velha et son petit frère la Reserva Aspecial et aucun des deux n’a été produit. En plus de 60 ans, seulement 19 millésimes du premier vin tranquille emblématique portugais ont été faits.

Aujourd’hui, le portofolio de Casa Feirreirinha est plutôt diversifié. Le vin tranquille n’est plus une curiosité et est recherché exponentiellement. Que ce soit des vins abordable à couper le souffle comme le Planalto blanc incroyablement racé et acerbe ou le Quinta de Leda, élégant et complexe, Casa Ferreirinha et ses vins sont synonymes de qualité et de charisme.

sograpevinhos.com

awsmqc.ca

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What’s new in Spain?

Thanks to the ACSP and the always amazing Michelle Bouffard, we had a masterclass on Spanish wines. A great opportunity to review what’s happening lately. Spain wasn’t moving or evolving very much for a long time, except in the last couple years. There’s truly some evolution and research being done in the different regions. Here’s some of them.

Grâce à l’ACSP et à la toujours géniale Michelle Bouffard, nous avons eu un masterclass sur les vins espagnols. Une excellente occasion de revoir ce qui se passe ces derniers temps. L’Espagne n’a pas beaucoup bougé ou évolué depuis longtemps, sauf au cours des quelques dernières années. Il y a vraiment de l’évolution et de la recherche dans les différentes régions. Voici certains points récents.

VINO DO PAGO DO

In 2003, the DO Vino de Pago was introduced as a new official category in Spanish wine, parachuted in to sit at the very peak of the appellation pyramid, above the DOCa/DOQs of Rioja and Priorat. Pago itself is an old, traditional Spanish term used to describe an estate or piece of land but it will be forbidden from now on to be part of an estate name. To be a Vino de Pago, single estates must demonstrate unique characteristics, such as climate and soil, and that all grapes are estate grown and all wine bottled on the property. There are also exceptions that complicate the matter. As of today, there’s 15 Vino do Pago.

Campo de la Guardia / Casa del Blanco / Dehesa del Carrizal / Dominio de Valdepusa / Finca Élez / Pago Guijoso / Pago Florentino / Pago de Arínzano / Pago de Otazu / Prado de Irache / Pago de Aylés / Pago El Terrerazo / Los Balagueses / Pago Chozas Carrascal / Pago Calzadilla

En 2003, le DO Vino de Pago a été introduit en tant que nouvelle catégorie officielle du vin espagnol, parachuté au sommet de la pyramide d’appellation, au-dessus des DOCa / DOQs de la Rioja et du Priorat. Pago lui-même est un vieux terme espagnol traditionnel utilisé pour décrire un domaine ou un terrain, mais il sera désormais interdit de faire partie d’un nom de domaine. Pour être un Vino de Pago, les propriétés individuelles doivent démontrer des caractéristiques uniques, telles que le climat et le sol, et que tous les raisins sont cultivés en propriété et tous les vins mis en bouteille sur la propriété. Il y a aussi des exceptions qui compliquent le sujet. À ce jour, il y a 15 Vino do Pago.

CAVA DE PAREJE CALIFICADO

The best Cavas can now officially be recognised as Cava de Paraje Calificado since 2015. These are single-vineyard vintage Cava from vines at least 10 years old, with lower yields. All wines must be brut, extra brut or brut nature, and bottle-aged on the lees for at least 36 months. To adhere, the wines have to impress a panel of exterior judges. There isn’t a definite precise style surrounding those top cavas, all the producers have different visions, but the main goal is highest quality possible.

Les meilleurs Cavas peuvent maintenant être officiellement reconnus comme Cava de Paraje Calificado depuis 2015. Il s’agit de Cava millésimés de vignoble unique, de vignes d’au moins 10 ans, avec des rendements plus faibles. Tous les vins doivent être de brut, extra brut ou brut nature, et vieillit en bouteille sur lies pendant au moins 36 mois. Pour adhérer, les vins doivent impressionner un panel de juges extérieurs. Il n’y a pas un style précis défini entourant ces cavas supérieurs, tous les producteurs ont des visions différentes, mais l’objectif principal est la plus haute qualité possible.

STRUGGLES

Spain’s is struggling with a huge decrease in local consumers. The younger generations are not interested in wines anymore beside maybe the very light and sparkling Txakoli. The perfect accompaniment to pintxos in local tapas shops. This is why trends like blue wine and wine in a can are starting to emerge.

L’Espagne est aux prises avec une énorme diminution de consommateurs locaux. Les jeunes générations ne s’intéressent plus aux vins, à part peut-être le très léger et pétillant Txakoli. L’accompagnement parfait des pintxos dans les boutiques de tapas locales. C’est pourquoi des tendances comme le vin bleu et le vin dans une boîte commencent à émerger.

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Jean-Pierre Moueix 2015

It was the 18th anniversary of the annual meeting that all the wine journalists in Quebec are waiting for with eagerness: the presentation of the wines of the Establishments Jean-Pierre Moueix, this time for the 2015 vintage. However, this time, and for the first time, I was humbly and excitedly joining this elite group of experts.

Jean-Pierre Moueix, was the emblematic founder of a real wine empire. Château Fonroque was the cradle of the family at the start until it became part of a bigger project in 1979. The younger son, Jean-Pierre Moueix, will make it flourish around a myth, that of Petrus, and an activity, that of the wine trade. This négociant-éleveur from Libournais started with only the family production (Château Fonroque) and those of a few neighbors only. In was in the 1950s that they started to acquire more estates and it escalated to the very famous Petrus. The following generation would later separate in two branches: Jean-François Moueix, one of Jean-Pierre’s two sons, owns the Videlot Group, which includes Petrus and a very good trading company, Duclot ; Christian, also owner of Dominus in California, took the reins of the main company in 1991.

Beside his attributes as vineyard visionary, Moueix is also a discoverer of talent. Within the team we can find legendary names such Jean-Claude Berrouet and now his son Olivier, oenologist at Petrus, or the most dedicated figures such as Laurent Navarre, General Director for over 40 years.

With the imminent arrival of the 2015 primeurs, you’ll have to keep an eye out as they are showing absolutely lovely. While the very first primeurs notes all pointed to Margaux as THE appellation of the vintage, opinions are now way more shared. It’s safe to say 2015, under the sign of the heat and the sun with a constant attention to canopy followed by a fresher, milder september, was overall good; and Right banks are especially charming in their fruit, depth and balance.

C’était le 18e anniversaire de la réunion annuelle que beaucoup de chroniqueurs vin du Québec attendent avec empressement: la présentation des vins des Établissements Jean-Pierre Moueix, cette fois pour le millésime 2015. Cependant, cette fois-ci, et pour la première fois, j’ai rejoint humblement et avec enthousiasme ce groupe d’élites et d’experts.

Jean-Pierre Moueix, était le fondateur emblématique d’un véritable empire du vin. Château Fonroque a été le berceau de la famille au départ jusqu’à ce qu’il fasse partie d’un plus grand projet en 1979. Le fils cadet, Jean-Pierre Moueix, le fera s’épanouir autour d’un mythe, celui de Petrus, et d’une activité, celle de commerce de vin. Ce négociant-éleveur de Libournais a commencé avec seulement la production familiale (Château Fonroque) et celles de quelques voisins. Ce fut dans les années 1950 qu’ils ont commencé à acquérir plus de domaines et escalader vers le très célèbre Petrus. La génération suivante se séparera par la suite en deux branches: Jean-François Moueix, l’un des deux fils de Jean-Pierre, possède le groupe Videlot, qui comprend Petrus et une très bonne société de négoce, Duclot; Christian, également propriétaire de Dominus en Californie, prendra les rênes de la société principale en 1991.

En plus de ses qualités de visionnaire viticole, Moueix est aussi un découvreur de talent. Au sein de l’équipe, nous pouvons trouver des noms légendaires tels que Jean-Claude Berrouet et maintenant son fils Olivier, œnologue chez Petrus, ou les figures les plus dévouées telle que Laurent Navarre, directeur général depuis plus de 40 ans.

Avec l’arrivée imminente des primeurs 2015, il faudra garder un œil sur eux car ils se montrent absolument ravissants. Alors que les toutes premières notes des primeurs pointaient vers Margaux comme l’appellation du millésime, les opinions sont désormais bien plus partagées. Il est possible de dire que 2015, sous le signe de la chaleur et du soleil avec une attention constante à la canopée suivie d’un septembre plus frais et plus doux, était globalement bon; et les Rives Droites sont particulièrement charmants dans leurs fruits, leur profondeur et leur équilibre.

Favorite wines of the night!

Lalande-de-pomerol, Château de Bel-Air, 2015

I’m a big fan of lalande-de-Pomerol. Once again, one has proven to be better than many Pomerols. With a more than attractive price (34.75$), it is filled with a softness and an impressive complexity. Classic in style, it is an open, generous wine that will develop quickly.

Je suis une grande fan de Lalande-de-Pomerol. Encore une fois, l’un d’entre eux s’est avéré être meilleur que beaucoup de Pomerols. Avec un prix plus qu’attrayant (34.75 $), il est rempli d’une douceur et d’une complexité impressionnante. Classique dans le style, c’est un vin ouvert, généreux qui se développera rapidement.

Pomerol, Château latour à Pomerol, 2015

This wine already has so much personality and stood out within the whole tasting. It is a concentrated wine. It shows great power and intensity along with just the right amount of fine acidity.

Ce vin a déjà tellement de personnalité et s’est distingué dans toute la dégustation. C’est un vin concentré qui montre une grande puissance et intensité avec juste la bonne quantité d’acidité et de finesse.

Pomerol, Château Certan de may, 2015

The wine has such a gorgeous color like a liquid ruby. It is very expressive, bold and explosive. Acidity, concentration and black fruits are all there, along with the tannins to withstand some time.

Le vin a une couleur magnifique comme un rubis liquide. Il est très expressif, audacieux et explosif. L’acidité, la concentration et les fruits noirs sont tous là, avec les tanins pour supporter un certain temps.

Pomerol, Château Trotanoy, 2015

This wine has superb fruit. The blackberries and black plums are succulent and chewy, giving the wine an opulent, exquisite character. This 90% merlot is to be taken seriously.

Ce vin a de superbes fruits. Les mûres et les prunes noires sont succulentes et moelleuses, donnant au vin un caractère opulent et exquis. Ce merlot à 90% doit être pris au sérieux.

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Vertical Tasting – Cave de Roquebrun

 

Languedoc has proven again to be a wonderful source of characterful, good-value wines, this time in the nestled area of Saint-Chinian and more precisely in Saint-Chinian Roquebrun, one of the two crus that were recognised in 2005. The chatty and extremely friendly Alain Rogier, director and winemaker at La cave de Roquebrun was passing by Montreal, which he’s very familiar with, for a legendary vertical tasting of both Fiefs d’Aupenac and Roches Noires. The Coop, created in 1967, is located on the foothills of the Cévennes, about 35 km from Béziers. In the region, coop is quite widespread with 67% of the production concluded by the different coops. The appellation is still quite a hidden gem as is Cave de Roquebrun. With an incredible dedication to quality and expression, but attractive prices, it’s a winning situation.

The key characteristics of the cooperative’s wines come from their surprising carbonic maceration vinification, which does indeed give some very distinctive flavours, making for wines with immediate appeal. From there the production is separated between stainless steel for Roches noires and barriques ageing for Fiefs d’Aupenac. Two processes which makes all the difference.

Roches Noires

Impressive both in youth and age, Roches noires showed a consistent freshness and balance on all the 10 vintages from 1994 to 2014. Here’s my favourite vintages:

1994 – Complex and diverse, lively acidity and a lovely softness both in as texture and bouquet.

1995 – Very elegant and still very alive and powerful. It has a complexity of aromas including tertiary of course but also bitter orange, dried flowers, balsamic and spices. Every swirl, every sip is a new surprise

2008 – Still young on the nose but explosive and tasteful like a bursting berry. It showed an impressive richness and a lingering minty finale. 2008 was a decisive vintage as it was the start of work on phenolic maturity.

Fiefs D’Aupenac

From its deep colour to the immensely rich bramble fruit and cracked pepper flavours, Fiefs D’Aupenac shows a superior intensity overall. We had the chance to taste 11 vintages from 1995 to 2014, here’s the notable ones:

1995 – Very different than the Roches Noires Cuvée already in the color that is more of a dim red than brick. Dense but soft with lovely empyreumatic and dried fruits notes.

2002 – Intense forester nose with aromatic sweet spices and definite bark aromas joining very ripe and rich fruits. The finale is very persistent and impressively homogeneous

2010 – Purplish, concentrated and dense with lovely, truffles, moka and olives aromas. A combination that is highlighted by the balance of the structure.

2014 – Completely and beautifully purple. The nose is composed of wild mushrooms, fresh cassis and strawberries covered in dark chocolate. It’s lovely, silky and overall so harmonious.

The Range of products isn’t limited to those two wines. The Cave the Roquebrun also produces a very aromatic white version of the Fiefs D’Aupenac with dominant Roussane, The Seigneur D’Aupenac which is 80% Syrah, Terrases de Mayline, La Grange des Combes, Chemin des Olivettes in Coteaux du Languedoc and many more.

 

Le Languedoc s’est à nouveau révélé être une merveilleuse source de vins de caractère et de bon rapport qualité-prix, cette fois dans la région nichée de Saint-Chinian et plus précisément à Saint-Chinian Roquebrun, l’un des deux crus reconnus en 2005. Alain Rogier, directeur et viticulteur à La cave de Roquebrun, était de passage à Montréal, ville qu’il connaît bien, pour une légendaire dégustation verticale de Fiefs d’Aupenac et de Roches Noires. La Coop, créée en 1967, est située sur les contreforts des Cévennes, à environ 35 km de Béziers. Dans la région, les coopératives sontassez répandues avec 67% de la production conclue par les différentes caves coopératives. L’appellation est encore un petit bijou caché, tout comme Cave de Roquebrun. Avec un dévouement incroyable à la qualité et à l’expression, mais des prix attractifs, c’est une situation gagnante.

Les principales caractéristiques des vins de la coopérative proviennent de leur étonnante vinification par macération carbonique, qui donne en effet des arômes très distinctifs, pour des vins immédiatement attrayants. De là, la production est séparée entre l’élevage en acier inoxydable

Roches Noires

Impressionnant à la fois dans la jeunesse et l’âge, Roches noires a montré un

pour les Roches noires et en barriques pour les Fiefs d’Aupenac. Deux processus qui font toute la différence.e fraîcheur constante et un équilibre sur tous les 10 millésimes de 1994 à 2014. Voici mes millésimes préférés:

1994 – Complexe et diversifié, acidité vive et une belle douceur à la fois dans la texture et le bouquet.

1995 – Très élégant et toujours très vivant et puissant. Il a une complexité d’arômes notamment tertiaire bien sûr mais aussi d’orange amère, de fleurs séchées, de balsamique et d’épices. Chaque inspiration, chaque gorgée est une nouvelle surprise

2008 – Encore jeune sur le nez mais explosif et savoureux comme une baie éclatante. Il a montré une richesse impressionnante et une finale mentholée persistante. 2008 a été un millésime déterminant car c’était le début des travaux sur la maturité phénolique.

Fiefs D’Aupenac

De sa couleur profonde aux arômes de fruits de ronces immensément riches et de poivre concassé, Fiefs D’Aupenac montre une intensité globale supérieure. Nous avons eu la chance de déguster 11 millésimes de 1995 à 2014, voici les plus notables:

1995 – Très différent de la cuvée Roches Noires déjà dans sa couleur plus rouge sombre que brique. Dense mais doux avec de belles notes empyreumatique et de fruits secs.

2002 – Nez forestier intense avec des épices douces aromatiques et des arômes d’écorce bien définis rejoignant des fruits très mûrs et riches. La finale est très persistante et incroyablement homogène, stable.

2010 – Violacé, concentré et dense avec de jolis arômes de truffes, de Moka et d’olives. Une combinaison qui est mise en évidence par l’équilibre de la structure.

2014 – Complètement et magnifiquement violet. Le nez est composé de champignons sauvages, de cassis frais et de fraises enrobées de chocolat noir. 2014 est adorable, soyeux et globalement si harmonieux.

 

La gamme de produits ne se limite pas à ces deux vins. La Cave le Roquebrun produit également une version blanche très aromatique des Fiefs D’Aupenac avec Roussane dominante, Le Seigneur D’Aupenac qui est 80% Syrah, Terrasses de Mayline, La Grange des Combes, Chemin des Olivettes dans les Coteaux du Languedoc et bien d’autres.

vinsaoc.ca

Fiefs D’Aupenac – SAQ

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Artadi – against RIOJA

Artadi, founded in 1985 by a group of vintners led by Juan Carlos López de Lacalle, is located in the village of Laguardia renowned for winemaking, part of the Rioja Alavesa subregion. They have worked over the years at combining both tradition when needed and modernity. Mostly, their work involved a focus on parcelling and making single-vineyards wine, which is extremely common elsewhere but not yet in Rioja. Instead, classification in Rioja, as well as the rest of Spain, is based on ageing requirements (crianza, reserve, gran reserve). After trying with no success to implement a village appellation in Rioja, the winery finally decided to turn against it, or at least stop taking part in it. They didn’t want to be associated with an appellation that keeps growing with no regards towards quality. Overall, their research for quality and specificity is to be acclaimed, not to mention the wines have all a strong personality and impressive boldness. However, there’s something not right.

Is there really a reason behind the 400$ of their favourite cuvée the Viña el Pison? It’s an extremely high price point, especially for a Spanish wine. When asked about the specificity or characteristic of this emblematic cuvee, the only answer from Carlos López de Lacalle was: “No one understand why this small parcel is better, we got lucky.” I don’t personally understand how chance might mark up a price so much. Even the other wines we got to taste were priced excessively. If we’re talking about luck, I was definitely just lucky to get a sip of these rarities.

El Pison first vintage was in 1991. Then, three new single vineyard wines were launched in the 2000s. Valdeginés comes from 5 hectares of east-facing vineyards in Laguardia; La Poza de Ballesteros comes from less than 2 hectares of west-facing vineyards in Elvillar de Alava and El Carretil, a southwest-facing plot measuring 5 hectares. They are all proving the worth of tempranillo as a young wine from old vines. However, I find it harder to appreciate

Artadi, fondée en 1985 par un groupe de viticulteurs dirigé par Juan Carlos López de Lacalle, est située dans le village de Laguardia renommé pour la vinification, dans la sous-région Rioja Alavesa. Ils ont travaillé au fil des années à combiner à la fois la tradition lorsque nécessaire et la modernité. Simplement, leur travail consistait à diviser et à faire du vin parcellaire. Ce qui est extrêmement courant ailleurs mais pas encore à Rioja. Au lieu de cela, la classification à Rioja, ainsi que dans le reste de l’Espagne, est basée sur les exigences de vieillissement (crianza, reserva, gran reserva). Après avoir tenté sans succès de mettre en place une appellation village à Rioja, le domaine a finalement décidé de se retourner contre elle, ou tout au moins de ne plus en faire partie. Ils ne voulaient pas être associés à une appellation qui ne cesse de croître sans égard pour la qualité. Dans l’ensemble, leur recherche de qualité et de spécificité doit être acclamée, sans compter que les vins ont tous une forte personnalité et une audace impressionnante. Cependant, il y a quelque chose qui ne va pas.

 

Y a-t-il vraiment une raison derrière les 400 $ de leur cuvée préférée le Viña el Pison? C’est un prix extrêmement élevé, surtout pour un vin espagnol. Interrogée sur la spécificité ou la particularité de cette cuvée emblématique, la seule réponse de (Carlos López de Lacalle) était: «Personne ne comprend pourquoi cette petite parcelle est meilleure, nous avons eu de la chance.» Je ne comprends pas personnellement que le hasard puisse gonfler le prix de cette façon. Même les autres vins que nous avons goûtés étaient excessivement chers. Si nous parlons de chance, j’étais vraiment choyée d’avoir une gorgée de ces raretés.

Le premier millésime d’El Pison remonte à 1991. Trois nouveaux vins ont été lancés dans les années 2000. Valdeginés provient de 5 hectares de vignobles orientés vers l’est à Laguardia; La Poza de Ballesteros provient de moins de 2 hectares de vignobles orientés à l’ouest à Elvillar de Alava et El Carretil, une parcelle de 5 hectares exposée au sud-ouest. Ils prouvent tous la valeur du tempranillo en tant que jeune vin issu de vieilles vignes. Cependant, je les trouve plus difficile à apprécier.

artadi.com

trialto.com